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Le côté négatif du positivisme

11/2/2016

 
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​On dit souvent qu'il faut être positif dans la vie et voir le bon côté des choses. Pourtant, suite à une session privée de techniques de respiration neurologique, une patiente me confiait qu'elle avait réalisé que dire des choses « négatives » lui avait fait le plus grand bien. (Elle poursuivit en ajoutant que dans les cours de développement personnels et cours à caractère thérapeutique, on encourageait les gens à se dire des affirmations « positives ». Du genre: « je suis capable, tout va bien, j'attire à moi X, Y, etc. ».) Et que là, en disant des choses « négatives » mais vraies, elle n'avait pas de pression à être parfaite. Quel soulagement!
On oublie souvent d'admettre où nous sommes, hélas…

Pour la première fois, elle avait le droit de dire les vraies choses.
C'est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant ce qui se passe en ce moment que nous bâtissons une fondation solide pour avancer dans la vie. Ça se fait donc en trois étapes: prendre conscience, reconnaître et accepter.

Prendre conscience
On ne peut régler un problème dont on n'est pas conscient. En voulant être « positif », on passe à côté de ce qui se passe réellement. Il ne s'agit ici pas d'être « positif » ou « négatif » dans la vie; mais bien d'être réaliste. Il y a la « réalité » psychologique que l'on se créée dans la tête et il y a la réalité qui est indépendante de notre perception du moment et de ce que l'on voudrait voir...

Voici comment j'en fais prendre conscience à mes patients.
Isabelle (nom fictif) est étendue sur le ventre sur la table de soins. J'observe que son corps respire bien au niveau du bas dos ainsi qu'au haut du dos, mais pas au milieu (entre les omoplates). Malheureusement, elle n'en est pas consciente et, qui plus est, elle croit que tout va bien! Je place ma main à l'endroit où ça ne respire pas beaucoup et lui demande d'inspirer sous ma main pour qu'elle en prenne conscience. Tout bouge! Bassin, hanches, bas du dos, haut du dos... mais aucun mouvement harmonieux à l'endroit qui nous intéresse. C'est alors que je lui demande de n'inspirer qu'à cet endroit, nulle part ailleurs. Encore une fois, Isabelle en est incapable même si elle essaie de toutes ses forces. Sauf que cette fois, elle en prend conscience...

Reconnaître
Nous avons le droit d'être imparfait. Connaître ses défauts et faiblesses est une grande qualité. Ce n'est pas négatif: c'est réaliste! Une des plus grandes forces d'un être humain est d'être vulnérable et confortable dans cette vulnérabilité. Voilà la véritable puissance intérieure. Pour cela, il faut reconnaître où nous sommes.

Isabelle n'était pas encore prête à reconnaître qu'elle était infaillible. Je lui demande de dire la phrase: « ici ça ne respire pas » et d'inspirer. Elle s'exécute à contrecœur (vous comprendrez dans quelques lignes) puis, comme par magie, le milieu de son dos respire harmonieusement.

Cependant, le mental est fort et ne nous donne pas toujours la permission de reconnaître la réalité. Elle me dit que cette phrase est négative et que ce n'est pas vrai : elle est capable d'accomplir tout ce qu'elle veut. Ok. Cette fois, je lui demande de dire la phrase: « ici ça respire très bien » et d'inspirer où se trouve ma main dans son dos. Rien ne bouge dans le milieu de son dos. Encore une fois, ses hanches, bassin et reste du dos s'agitent. C'est à cet instant qu'un déclic se fait dans son esprit. Elle reconnaît à ce moment-là qu'elle n'est pas parfaite et que son corps peut agir ou non indépendamment de son positivisme.

Accepter
C'est ici que l'on accepte la situation telle qu'elle est. Pas comme nous voudrions qu'elle soit. En acceptant, on devient réaliste. Ainsi, on réalise à quel point nous avons tenté d'éviter la douleur/souffrance en déformant la réalité. On ne se lance plus de la poudre aux yeux pour ne pas voir.

Isabelle accepte donc qu'elle est imparfaite et qu'elle a le droit de l'être. Une pression de moins sur ses épaules. Puis elle inspire une dernière fois dans le milieu de son dos en disant et acceptant la phrase: « ici ça ne respire pas ». Son corps se met à respirer de façon uniforme dans tout son dos. Comme s'il disait: « enfin, Isabelle m'a compris »...

Je terminerai que c'est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant réellement où nous sommes présentement que nous construisons une fondation solide pour avancer.

Nathalie
11/15/2016 21:57:31

Merci pour ce texte!
Je me demande si les mots "infaillible" et "hache" ont été écrits consciemment dans ce texte! ;-)


Les commentaires sont fermés.

    Auteur

    Dr Ghislain Lacoursière
    chiropraticien et passionné de santé naturelle.

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